Le cerveau humain se compose de 30 à 50 milliards de cellules nerveuses ou neurones ou davantage. Le néocortex est la partie supérieure du cerveau — la plus développée chez l’homme et les mammifères supérieurs. L’ensemble des neurones, ramifiés entre eux par leurs dendrites et par les synapses, qui leur permettent de se connecter, possèdent des capacités à traiter de l’information analogues à celles de l’ordinateur.


FONCTIONS DES DEUX HEMISPHERES


C’est grâce à ces étonnantes capacités que nous pouvons nous déplacer, communiquer avec notre environnement, garder en mémoire des milliers d’informations que nous pouvons utiliser d’un moment, d’un jour, d’un mois ou d’une année à l’autre. Qu’il s’agisse de numéros de téléphone, d’adresses, de dates, de vocabulaire, de nombres, d’odeurs, de saveurs et de bruits, etc.

Le néocortex est réparti sur les deux hémisphères du cerveau, le gauche et le droit. L’hémisphère gauche assume les fonctions d’ordre rationnel, telles que lire, parler, compter, réfléchir, analyser, relier, etc. Il instruit la pensée logique et régit la partie droite de notre corps. Il est l’organe de la pensée objective.

L’hémisphère droit gère les informations affectives et émotionnelles. Il nous permet d’identifier globalement une situation et de lui attribuer un « ressenti » émotionnel et sensitif. Relié à notre imaginaire, il alimente directement l’activité onirique. Il régit la partie gauche de notre corps.
Les deux hémisphères sont réunis par le corps calleux qui permet à chacun d’entre eux de communiquer de l’information à l’autre.

En résumé, les fonctions attribuées au néocortex sont :
1) la réception de l’information ;
2) l’analyse et la réflexion (hémisphère gauche) ;
3) la mémorisation des faits et des connaissances, telles que les couleurs, les lettres de l’alphabet, les nombres, les arts, les sciences, etc.

Le rôle principal du néocortex est le discernement puisque c’est grâce à lui que nous pouvons quotidiennement faire des choix. C’est à partir de ces choix favorables ou défavorables que s’élaborent les expériences qui nous permettent de programmer notre évolution.


PENSEE CONSCIENTE ET INCONSCIENTE


La réalité objective et subjective des mondes intérieur et extérieur se crée dans notre cerveau où elle prend place. J’ai expliqué dans les numéros 2, 3 et 4 de la revue Bio-énergie comment, à partir des chiffres et des lettres, se crée la pensée consciente et inconsciente.

Tous les animaux sont capables de conscience et la plupart sont capables d’une conscience réfléchie, manifeste dans leur stratégies de chasse, par exemple. C’est là une évidence qu’on ne saurait nier sans se heurter aux faits.

La manière dont Patrick Mac Goohan,
dans le Prisonnier, voit la relation entre
la programmation et le libre arbitre.
Dans la réalité, les choses sont beaucoup
plus subtiles. La programmation
se fait par l'éducation, la publicité
et le « consensus » social : les idées
reçues que l'on ne remet pas en question.
Soulignons que le feuilleton date des années 70,
où l'on remettait en question les idées reçues.

 

 


CONSCIENCE SURREFLECHIE

Mais l’être humain est le seul organisme vivant, parmi les règnes de la nature, à être capable d’une conscience surréfléchie, qui lui permet d’imaginer et de simuler des situations complexes à longue échéance afin de déterminer son action (le jeu d’échec par exemple), même à l’état de veille et grâce au perfectionnement de son système nerveux central (dont le néocortex).

La conscience (con-science : avec la science) surréfléchie naît et se développe grâce au langage complexe, c’est-à-dire à l’alpha-décimal et à l’apprentissage des chiffres et des lettres. Sans ceux-ci, il n’y a pas de conscience surréfléchie possible, pas de langage structuré, pas de linguistique et pas d’écriture.

C’est le postulat sémantique : les chiffres et les lettres permettent la codification et l’interprétation de la réalité sensible. Tout, sans exception, n’est que fréquences vibratoires, qu’il s’agisse des couleurs, des sons, des odeurs, des objets que nous connaissons ou des phénomènes qui se produisent.

Les vibrations émises par le monde extérieur sont de l’information. Elles sont captées par les sens, yeux, oreilles, nez, (capteurs) qui vont, par l’intermédiaire des nerfs optiques, auditifs, olfactifs (neurotransmetteurs), les transmettre aux cellules nerveuses, les neurones. L’identification et l’interprétation de cette information est rendue possible par les lettres qui vont permettre une « qualification vibratoire » et par les chiffres qui vont quantifier et mesurer l’information reçue.

La différence fondamentale entre l’être qui maîtrise sa vie et celui qui la subit est que ce dernier est aux commandes de son instrument, le cerveau, alors que celui qui la subit est commandé par son cerveau.

Certes, si programmeurs que nous soyons, nous sommes aussi programmés, ne serait-ce que parce que nous ne sommes pas maîtres de l’information extérieure qui nous parvient. Il reste que nous pouvons avoir une action sur ce qui nous programme — notamment en en prenant conscience — et alors nous sommes en mesure de la réfléchir et de la modifier. Bref, si déterminés que nous soyons, nous avons aussi la possibilité de modifier ce qui nous détermine. Nous avons donc une possibilité — relative sinon absolue — de choisir si nous voulons être les programmés ou les programmeurs.

Pour devenir programmeur il nous faut accroître attention et vigilance envers ce que nous laissons entrer dans notre ordinateur neuronal, le réfléchir, le remettre en question et l’adopter, le rejeter ou le modifier.
Nous réagissons selon ce qui a été programmé dans notre mémoire émotionnelle et qui est maintenant inconscient. Par exemple, si nous avons programmé « aimer = souffrir », nous aurons très peur d’aimer.

Nous avons en nous de nombreuses programmations inconscientes qui continuent de se manifester dans nos vies.

La plupart d’entre elles ont été reçues dans notre milieu familial. Par exemple : « Il faut travailler pour vivre », « La vie est une lutte », « L’argent ne tombe pas du ciel », « Un malheur n’arrive jamais seul », « Il faut souffrir pour être belle », « Qui rit vendredi, dimanche pleurera ».

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Traumatismes
neuro-linguistique
ou PNL

par Jean-Pierre Perraud

                   
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