Lexique des ingrédients utilisés
dans les compléments alimentaires

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OLIGO-ELEMENTS : le terme oligo-élément désigne des métaux ou des métalloïdes, dont la concentration tissulaire est inférieure à 1 mg/kg.
Les oligo-éléments essentiels : plus de 50 éléments ont été retrouvés chez l’homme, mais à peine une quinzaine se révèlent indispensables au bon fonctionnement de l’organisme : chrome, cobalt, cuivre, étain, fer, fluor, iode, manganèse, molybdène, nickel, sélénium, silicium, vanadium et zinc. Ces oligo-éléments sont dits " essentiels " car ils agissent comme catalyseurs de réactions biochimiques. Non synthétisés par l’organisme, ils nécessitent un apport alimentaire. Toute carence entraîne un trouble fonctionnel nécessitant une supplémentation à dose physiologique.
Les oligo-éléments non essentiels : les oligo-éléments non essentiels ou artificiels ne sont pas habituellement présents chez l’homme : aluminium, argent, bismuth, lithium, or… Aucune action physiologique naturelle ne leur est attribuée. En revanche, ils sont dotés de propriétés pharmacologiques indiscutables à dose pondérale. Dans le cadre de l’oligothérapie, il sont prescrits à faible dose (de l’ordre du microgramme).

OLIVE (huile d’) : de toutes les graisses alimentaires, l’huile d’olive est la plus riche en acides gras mono-insaturés. De par cette richesse, l’huile d’olive est la meilleure source de santé et de prévention contre les maladies cardio-vasculaires. L’huile d’olive favorise la croissance osseuse et consolide la densité osseuse de la colonne vertébrale. Très voisine par sa composition des corps gras du lait maternel, l’huile d’olive est la mieux assimilée par l’intestin et favorise l’absorption de certaines vitamines. L’huile d’olive est en moyenne, cinq fois plus riche en vitamine E que le beurre. La vitamine E joue un rôle essentiel dans le développement du cerveau et retarde le vieillissement de nos organes et tissus vitaux.

OLIVIER (feuilles d’olivier) : les feuilles d’olivier contiennent de l’oleuropéoside. Elles agissent favorablement pour le respect de la tension. Leur action est complétée par un effet diurétique. L’olivier contribue à abaisser le taux de mauvais cholestérol (LDL) et augmenter le bon cholestérol (HDL). Il agit aussi sur le rythme cardiaque. L’innocuité de la feuille (absence de contre-indications et d’effets indésirables) et son efficacité font de des feuilles d’olivier un atout important pour la circulation.

OMEGA 3 et 6 : chaque jour, les oméga 3 et 6 ont une influence sur la fluidité du sang. Les oméga 3 et 6 sont des acides gras polyinsaturés que l’on trouve dans certaines huiles végétales comme le colza ou le soja et dans les huiles marines (poissons des mers froides notamment). Ils augmentent la fluidité du sang, participent à la régularité du rythme cardiaque et interviennent sur le fonctionnement du système cardio-vasculaire. Chez les personnes à risques, les scientifiques recommandent de consommer régulièrement des oméga 3 et 6 en faibles doses dans le cadre d’un régime alimentaire. (Source : Service de nutrition de l’institut Pasteur Lille). Les oméga ne sont pas des lipides de réserve. Ce sont des molécules fonctionnelles, c’est-à-dire des molécules qui interviennent directement dans le déroulement d’activités physiologiques extrêmement importantes. En plus d’intervenir dans plusieurs activités cellulaires vitales, les oméga participent à la régulation du transport du cholestérol en diminuant le cholestérol LDL, parfois appelé « mauvais cholestérol » et ils sont des précurseurs de la synthèse de nombreuses molécules biologiquement très actives. Ces molécules interviennent dans un bon nombre d’activités neuro-musculaires, cardio-vasculaires et dans divers processus inflammatoires ou pathologiques. Plus précisément, les oméga apportés par l’alimentation servent à fabriquer des molécules complexes comme l’EPA (l’acide eicosapentaénoïque) et le DHA (l’acide docosahexaénoïque). L’EPA sert de point de départ à l’élaboration de composés biologiques comme les prostaglandines, les thromboxanes et les leucotriènes qui jouent le rôle de médiateurs chimiques. Quant au DHA, il entre dans la constitution des structures cérébrales et nerveuses et il contribue au développement optimal du cerveau et des yeux.

ONAGRE (huile) : l’huile d’onagre, tout comme l’huile de bourrache, doit sa réputation à l’acide gammalinolénique qu’elle contient. L’acide gammalinolénique de l’onagre est utilisé en Angleterre dans le traitement de la sclérose en plaques (SEP), et aussi dans le traitement préventif du syndrome hépato-ovarien ou syndrome prémenstruel (ventre et seins gonflés et douloureux, dépression, irritabilité, douleurs abdominales, rétention d’eau et céphalées). L’huile est riche en acides gras essentiels (AGE). Elle renferme de 60 à 75 % d’acide linoléique et de 6 à 10 % d’acide gammalinolénique. Ces derniers sont des précurseurs des prostaglandines, substances qui agissent au niveau du cycle menstruel. Elles renforcent la structure de la membrane cellulaire, facilitent les échanges, réhydratent profondément les tissus. Elles améliorent la qualité de la peau (qui devient soyeuse et lisse) et des muqueuses.

ORANGE : l’orange douce est un aliment alcalinisant nutritif, énergétique, reminéralisant, rafraîchissant et tonifiant, qui possède un pouvoir protecteur au niveau des vaisseaux et une action antihémorragique, tout en abaissant l’hyperviscosité sanguine. Elle présente des propriétés apéritive, eupeptique et laxative. Elle a une action diurétique, stimule le système nerveux en général et possède des vertus de rajeunissement cellulaire et tégumentaire. L’orange présente enfin des propriétés anti-infectieuses, tout en renforçant globalement les défenses naturelles de l’organisme.

ORANGER AMER (bigaradier) : le bigaradier ou oranger amer est employé en phytothérapie, aromathérapie, cosmétologie et parfumerie. On utilise la feuille, le bouton floral (fleur d’oranger) et l’écorce (péricarpe). La feuille riche en huile essentielle confère au bigaradier des propriétés sédatives et adoucissantes. Le bigaradier est également un stimulant de l’appétit. De plus, il soulage coliques et aigreurs d’estomac. Elle est conseillée dans les troubles légers du sommeil et pour soulager la nervosité.

ORME : grand arbre des plaines à sol frais de 20 à 35 m dont on utilise l’écorce et les feuilles. L’orme est utilisé pour les rhumatismes et le traitement du psoriasis. En usage externe, il est conseillé dans les cas de dartres, contusions, dermatoses, eczéma, leucorrhées.

ORTHOSIPHON : l’orthosiphon, appelé aussi thé de Java, est répandu dans le sud-est asiatique notamment en Indonésie où il est ancestralement utilisé contre les maladies des reins et de la vessie. Les feuilles qui sont récoltées pendant la courte période de floraison sont fortement diurétiques et tout indiquées pour accélérer la perte de poids dans le cadre d’un régime amincissant. L’orthosiphon augmente l’élimination rénale de l’eau mais aussi de l’urée, des chlorures et de l’acide urique. Par son action drainante, l’orthosiphon favorise l’élimination des calculs biliaires et rénaux. Il est utilisé également pour prévenir les récidives de coliques néphrétiques.

ORTIE : plante commune en France au bord des chemins et dans les jardins, l’ortie présente un grand intérêt en phytothérapie grâce aux utilisations qui sont faites des parties aériennes. Elles apportent des vitamines (B2, B5, acide folique…), des minéraux (fer, silice, magnésium), des oligo-éléments (cuivre, zinc…), des acides aminés essentiels et des protéines. La présence concomitante de vitamines B2, B5, d’acide folique, de silice et de zinc permet à l’ortie d’être très utile pour traiter les ongles cassants et la chute des cheveux tout en favorisant la repousse.

 

 

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