Lexique des ingrédients utilisés
dans les compléments alimentaires

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MACA : la maca appelée également ginseng péruvien pousse sur les hauts plateaux des Andes entre 3000 et 5000 mètres et résiste au froid et aux gelées. Utilisée autant pour ses vertus culinaires que curatives par les péruviens des Andes, la Maca est cultivée depuis au moins 2000 ans. De récentes analyses scientifiques ont démontré que sa racine possède effectivement un taux très élevé d’acides gras essentiels et que sa valeur nutritive procurerait les acides aminés indispensables à l’organisme. De façon générale, la Maca augmenterait l’énergie et la vigueur corporelle, corrigerait certaines anémies et renforcerait le système immunitaire. Enfin, de récentes recherches scientifiques effectuées en laboratoire (in vitro) démontreraient que la Maca aurait une action de stimulation sur l’hypophyse et l’hypothalamus, modulant les sécrétions des hormones LH, FSH, HCG et prolactine et en conséquence un rôle considérable dans le bon fonctionnement des autres glandes endocrines tels que les ovaires, les testicules, les glandes surrénales, le pancréas ainsi que la glande thyroïde. Ce véritable composé nutritif est recommandé dans les périodes de récupération d’affections chroniques, de stress et en complément dans le cadre des anémies. La Maca a également un effet intéressant sur la mémoire. Ses propriétés anti asthéniques de type anabolisant ont conduit des body-builders à l’utiliser avec succès comme alternative naturelle aux anabolisants stéroïdiens et autres hormones. Aguila Calderon, l’ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Lima a constaté « que la Maca apportait beaucoup de calcium, de magnésium et de silice absorbables et que de ce fait elle était utile en cas de décalcification chez les enfants et les adultes ». Dans sa pratique, Dr Calderon utilise également la Maca contre les troubles de l’érection et les différents symptômes liés à la ménopause ainsi que dans la fatigue générale.

MAGNESIUM : le magnésium prend de plus en plus d’importance dans les processus métaboliques de l’organisme humain. Il n’y a pour ainsi dire pas de fonction de notre corps à laquelle le magnésium ne prenne pas une part active. Il influence, entre autre, positivement le système nerveux en favorisant l’apaisement. Oligo-élément indispensable à la vie. Il intervient dans la synthèse des protéines.

MAGNETITE : la magnétite est un oxyde de fer qui a la propriété de s’orienter lorsqu’elle est soumise à un champ magnétique, c’est le constituant essentiel des aimants naturels. Dans son livre « La science et les sourciers », aux éditions Dunod, Yves Rocard, le père de Michel Rocard, situe des récepteurs sensibles aux variations de champ magnétique dans les attaches des muscles statiques, responsables de l’équilibre postural. Egalement dans des petites zones situées juste derrière les arcades sourcilières, dans les os du crâne. Grâce à une sensibilité développée de ces récepteurs, les sourciers perçoivent ainsi les modifications du champ magnétique terrestre, liées aux structures géologiques qui sont au-dessous d’eux. Et c’est souvent dans ces endroits, dans des failles géologiques, que l’eau s’accumule. Ce que les sourciers détectent ne serait donc pas l’eau directement, mais une perturbation magnétique associée. Poursuivant les travaux scientifiques du Professeur Rocard, deux savants américains — les biologistes Gould et Kirschvink — découvrent une quantité supérieure de ferromagnétite et de silicium dans le sang des magnétiseurs, par rapport au sang des autres êtres humains. Les deux scientifiques constatent également que la ferromagnétite a une prédilection pour les arcades sourcilières et les articulations où elle se dépose. Ils mettent aussi en évidence la présence de magnétite dans certains os du crâne.

MAÏS : L’histoire du maïs se confond avec celle des civilisations. Le maïs aurait pour ancêtre une espèce fourragère et alimentaire poussant spontanément en Amérique Centrale. Le maïs est né 7000 ans avant J.C.
De nos jours, le maïs est après le blé, la deuxième céréale cultivée au monde et nourrit directement ou indirectement près de 20 % de l’humanité. Cette importance alimentaire majeure des épis a longtemps suscité l’intérêt des styles de maïs en thérapeutique. Ce n’est que fin XlXe siècle que sont mises en évidences les propriétés du maïs sur les fonctions d’élimination de l’organisme. Les hétérosides flavoniques et les sels de potassium contenus en grande quantité dans les styles de maïs sont à l’origine de ses propriétés diurétiques osmotiques. Le maïs, de par son action de drainage en profondeur peut ainsi être utilisé pour faciliter la perte de poids, en complément de mesures diététiques.

MAITAKE : ce sont les scientifiques japonais qui ont découvert les vertus du champignon maïtaké qui pousse sur les souches et que les mycologues appellent « gifola frondosa ». Le maïtaké est utilisé avec succès au Japon et en Chine comme protecteur cellulaire. Comme le shitaké, le maïtaké s’est taillé une solide réputation chez les praticiens asiatiques qui l’utilisent dans le traitement des pathologies lourdes et dégénératives. C’est également un adaptogène de premier ordre. Les adaptogènes nous aident à nous adapter à toutes formes de stress physique et émotionnel, aident notre corps à réguler les fonctions endocrines et apportent à notre corps équilibre ou homéostasie. Par exemple, les adaptogènes diminuent l’hypertension et compensent l’hypotension. Ils régulent de la même façon la glycémie. Ils régulent et normalisent les organes, les glandes et de nombreuses fonctions importantes du corps, ils nous aident également à affronter le stress.

MANGANESE : le manganèse est un oligo-élément (basique) qui se trouve dans les céréales complètes, les germes de blé et de riz, les légumes, le miel (surtout le miel brun), le pollen, les noix, le jus d’avoine et les fruits séchés, bref en général partout où il y a du fer. Le manganèse est efficace pour le développement des os et l’hémoplastie. Il est le composant de plusieurs ferments. Une carence en manganèse provoque une mauvaise assimilation vitaminique et entrave la formation du sang.

MARJOLAINE ou ORIGAN : originaire de Crète, l’origan est une plante herbacée vendue sous la forme d’une poudre sèche. Une de ses variétés est la marjolaine. L’origan appartient aux plantes aromatiques. Outre ses propriétés myo et neuro relaxantes elle est traditionnellement utilisée pour le confort articulaire.

MARRON D’INDE (écorce) : l’écorce de marron d’inde contient un hétéroside coumarinique : l’esculoside qui lui confère une remarquable activité vitaminique P sur le tonus veineux. Il augmente la résistance des capillaires sanguins et diminue leur perméabilité membranaire. La présence de flavonoïdes complète l’action de l’esculoside par des actions anti-inflammatoires et vasoconstrictrices, intéressantes pour soulager les douleurs des crises hémorroïdaires. Ces flavonoïdes permettent une amélioration de la circulation lymphatique.

MARRUBE BLANC : le marrube blanc a de petites fleurs blanches qui contiennent des lactones diterpéniques, dont la marrubiine, conférant au marrube d’intéressantes propriétés sur le système respiratoire. Il fluidifie les sécrétions bronchiques et facilite ainsi l’expectoration. Il est antitussif et soigne les toux rebelles. La présence de mucilages adoucissants et anti-inflammatoires le rend utile dans le traitement des inflammations de la gorge. Dilatateur des bronches, il a une action bénéfique sur l’asthme.

MAUVE : la mauve pousse spontanément dans toute l’Europe et le nord de l’Asie. Ses belles fleurs, de couleur mauve, ont donné son nom à la plante. Ses mucilages ont une action bénéfique sur la constipation mais surtout calment les douleurs de l’inflammation du côlon (colites).

MELISSE : originaire de l’Asie Mineure, la mélisse a été introduite en France au Moyen âge. Quand on froisse ses feuilles, elles dégagent une odeur très douce due à l’huile essentielle. Elle est utilisée traditionnellement pour son action sédative et contre les troubles d’origine nerveuse : spasmes intestinaux et digestifs, colites, crampes d’estomac, émotivité, anxiété, palpitations et insomnie.

MENTHE : la menthe occupe une place privilégiée dans la phytothérapie digestive grâce à l’huile essentielle que renferment ses feuilles et qui lui confère un très grand pouvoir calmant sur la sphère intestinale. L’action de cette huile essentielle contribue à limiter les fermentations intestinales. La menthe est particulièrement efficace pour limiter la pesanteur après le repas.

MENYANTHE : c’est une plante aquatique qui se reconnaît à ses délicates fleurs roses et ses feuilles à 3 folioles qui lui ont valu le nom de trèfle d’eau. Les feuilles présentent la particularité d’être riches en vitamine C, ce qui fait que le ményanthe est un bon moyen de combattre le scorbut. Dans un usage plus courant, son infusion est dépurative et dissipe migraine et nausée.

MILLEPERTUIS : alors que le grand public américain ignorait jusqu’à l’existence du millepertuis il y a peu de temps, il ne jure que par lui aujourd’hui, les ventes d’extraits de cette plante ont été multipliées par dix. Tout s’est joué en août 1996, après que le British Medical journal eut publié une analyse basée sur les résultats de 23 études cliniques, qui comparaient les effets du millepertuis sur la dépression nerveuse, par rapport à un placebo ou à des médicaments antidépresseurs traditionnels. Les Américains, déjà largement convertis aux suppléments de vitamines (consommés par 50 % de la population), ont accueilli avec enthousiasme le millepertuis. De fait, l’étude publiée par le British Médical Journal, qui porte sur 1767 malades, montrerait que la plante aux petites fleurs jaunes est supérieure au placebo, et tout aussi efficace que les antidépresseurs. Elle serait de surcroît mieux tolérée que les médicaments, pour un minimum d’effets secondaires. D’autres travaux ont mis en évidence les effets virucides et bactéricides du millepertuis. Les trois principes actifs du millepertuis sont l’hypéricine, la pseudohypéricine et l’amentoflavone. Le millepertuis serait d’après les études cliniques publiées par la presse britannique efficace dans la prévention et le traitement des dépressions légères ou modérément graves.

MINERAUX : les minéraux sont des substances solides cristallines non issues du règne végétal ou animal. Les minéraux à but nutritionnel ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme. Ils doivent être utilisés comme un élément naturel. Le corps ne peut utiliser les minéraux sous leurs formes naturelles. Le sulfate de zinc, de fer ou tout autre sulfate de n’importe quel minéral, oxyde ou carbonate doit être désassemblé puis restructuré pour pouvoir être transporté à travers la paroi intestinale.

MORUE (huile de foie de) : l’huile de foie de morue est reconnue pour ses grandes qualités nutritives, mais aussi malheureusement pour son mauvais goût. Mise en gélule, elle devient sans goût, facile à absorber, pratique à utiliser. Source naturelle importante de vitamines A et D, elle est employée pour stimuler la croissance et la constitution des os. La vitamine D facilite l’assimilation et la fixation du calcium au niveau du squelette. La vitamine A est nécessaire à la construction des os et à la vision. Enfin, les acides gras essentiels de cette huile fluidifient les membranes, permettant le développement et le fonctionnement harmonieux du système nerveux ; c’est le complément alimentaire idéal des enfants.

MUIRAPUAMA : le muirapuama plus connu sous le nom de « bois bandé », est un petit arbre dont les racines et l’écorce sont utilisées dans la médecine traditionnelle du Brésil et de Guyane. L’espèce Ptychopetalum Olacoïdes est étudiée depuis 1920 comme tonique sexuel et remède de l’impuissance. Elle figure toujours sous cette indication dans la fameuse British Herbal Pharmacopoeia. Ses constituants actifs sont des acides gras, des stérols et un alcaloïde, la muirapuamine.

MURIER : le mûrier est un arbuste résistant cultivé dans une large zone géographique. La mûre (morus nigra) fruit issue de cet arbuste ne doit pas être confondue avec le fruit du roncier appelé « mûre sauvage » (rubus fruticosus). La mûre possède des flavonoïdes qui jouent un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Ils renforcent la résistance des parois des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, et facilitent également la fluidité du sang en s’opposant à l’agrégation plaquettaire.

MUSCADE : la muscade ou plus exactement la noix de muscade, stimule la digestion et facilite l’élimination naturelle. De plus, elle corrige la mauvaise haleine.

MYRRHE : utilisée depuis l’époque de Moïse, le caractère précieux de la myrrhe est rappelé dans les évangiles, quand les Rois Mages en offrent à Jésus en même temps que de l’encens et de l’or. La myrrhe a eu une grande importance dans les anciennes cultures. Les Egyptiens s’en servaient pour embaumer, contre la toux, les enrouements, et les dermatoses. On s’en servait aussi contre les infections buccales. L’huile essentielle de myrrhe est tonique, antiseptique, anti-inflammatoire, antivirale, antibactérienne, astringente et cicatrisante. Très souvent utilisée dans les produits de soins dentaires, la myrrhe est également efficace dans les infections des voies respiratoires.

MYRTE : petit arbre à feuilles persistantes du maquis méditerranéen dont on utilise les fleurs, les feuilles et les baies. Le myrte est astringent tonique et antiseptique, on l’emploie en usage externe pour guérir les blessures, les affections de la peau, psoriasis, herpès, plaies, contusions et en usage interne pour soigner les troubles digestifs ou urinaires, leucorrhée, cystite, sinusite, toux, gorge, hémorroïdes. Les rameaux au parfum balsamique étaient jadis brûlés comme encens.

MYRTILLE (baie de) : les baies de myrtilles sont riches en anthocyanosides et en tanins. Ces tanins ont une action favorable sur la circulation sanguine. Les pigments, quant à eux, améliorent la vision nocturne en favorisant la régénération du pourpre rétinien. Cela permet de « récupérer » facilement après une journée de surmenage et contribue à la sécurité de ceux qui conduisent de nuit. A ce propos, les pilotes anglais de la R.A.F., pendant la seconde guerre mondiale buvaient du jus de myrtille pour accroître leur acuité visuelle. Les anthocyanosides agissent également sur la microcirculation en diminuant la perméabilité capillaire.

MYRTILLE (feuille de) : la feuille de myrtille est connue pour son action favorable sur l’élimination naturelle et comme détoxifiant des charnières articulaires. Son action est due aux glucosides flavoniques qu’elle contient.

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