Lexique des ingrédients utilisés
dans les compléments alimentaires

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HAMAMELIS : l’hamamélis, originaire d’Amérique du nord, est une plante dont les feuilles sont largement employées dans tous les troubles circulatoires. Leur composition est très intéressante, car riche en flavonoïdes et tanins condensés appelés aussi proanthocyanidols. L’hamamélis possède, du fait de cette richesse, une double activité sur le système circulatoire : d’une part une action veinotonique engendrée par les tanins et d’autre part des propriétés vitaminiques P dues aux flavonoïdes. Cette action vitaminique P accroît la résistance des capillaires et règle leur perméabilité. Cette plante est favorable au confort circulatoire.

HARICOT (cosse de) : la cosse ou gousse de haricot est riche en fibres cellulosiques, pectines, tanins et flavonoïdes, qui dans l’intestin, ont la propriété de ralentir l’absorption des sucres en les emprisonnant entre les fibres et en agissant sur certaines enzymes digestives pour bloquer leur activité. Ce retard d’assimilation des glucides est utilisé avec succès dans les régimes diététiques. De plus elle a une action diurétique favorisant l’élimination naturelle.

HARPAGOPHYTUM : l’harpagophytum est une plante spécifique du sud de l’Afrique. Les racines secondaires sont riches en glucoiridoïdes douées de propriétés anti-inflammatoires dont l’efficacité est remarquable dans le traitement des rhumatismes et de l’arthrose. L’harpagophytum agit sur la douleur et sur l’inflammation. Il améliore nettement la mobilité des articulations, remplaçant avantageusement les traitements classiques anti-inflammatoires. Il permet d’en diminuer les doses et est dénué de toxicité. Il ne provoque pas d’effets indésirables notamment de maux d’estomac. Les sportifs l’utilisent aussi avec succès pour éviter les tendinites et les douleurs articulaires dues à l’effort. La racine d’harpagophytum favorise aussi l’élimination de l’acide urique et à ce titre est efficace dans le traitement de la goutte, où il existe une composante inflammatoire.


HOUBLON : le houblon a été introduit en France au XIIe siècle. Dans les pays germaniques, on utilise des oreillers remplis de cônes de houblon pour favoriser le sommeil des enfants agités. Cette pratique, qui peut surprendre de prime abord, est en fait justifiée : les cônes renferment une huile essentielle volatile à l’origine des propriétés relaxantes du houblon. Il est utilisé dans les troubles du sommeil, améliore considérablement les états anxieux et régule l’humeur des personnes dépressives. Outre son utilisation pour le bien-être, on lui reconnaît des propriétés favorables au confort féminin. Il renferme en effet des substances d’action similaire à celle des œstrogènes. À ce titre, il est conseillé chez la femme dans le cas où un déficit en œstrogènes a été mis en évidence. Le houblon est utilisé également pour ses effets bénéfiques sur la circulation.


HUILES ESSENTIELLES : on assiste depuis vingt ans à un véritable détournement du sens et de l’utilisation première des huiles essentielles. En effet, le mot aromathérapie est un néologisme qui a été inventé dans les années 30 par le célèbre chimiste français Gattefossé. Celui-ci s’était brûlé une main lors d’une expérience de laboratoire ; dans la panique, il la plongea dans le premier liquide venu, en l’occurrence un bidon d’huile de lavande. La blessure guérit en un temps record, sans laisser la moindre infection ni cicatrice. Fasciné par ces résultats spectaculaires, le chimiste entreprit d’étudier de plus près ces huiles florales et posa ainsi les principes de l’aromathérapie. Alliée à son expérience et à de multiples témoignages, sa formation scientifique lui permit de conclure à l’extraordinaire effet stimulant, à l’action curative indéniable et aux étonnantes propriétés thérapeutiques des huiles essentielles, sans oublier leurs effets bénéfiques sur le psychisme. De même au cours de la seconde guerre mondiale, un chirurgien militaire, le docteur Jean Valnet, utilisa les huiles essentielles comme antiseptiques. C’est ce même médecin qui créa en 1975 la Société française de phyto-aromathérapie, bientôt suivie par la Société Européenne de phyto-aromathérapie du docteur Belaïche. Par voie interne, les huiles essentielles doivent faire l’objet d’une dilution au 1/100 (au minimum) et être dispersées dans un soluté alcoolique, hydroglycériné ou tout simplement aqueux.

HUILE ESSENTIELLE DE THYM : l’huile essentielle de thym est réputée pour son activité hautement bactéricide et fongicide. Il existe deux chémotypes de thym. Le premier est riche en thymol et le second en carvacrol. Ces deux molécules appartiennent à la famille des phénols. L’huile essentielle de thym rouge d’Espagne est la plus équilibrée au niveau moléculaire et la plus active sur le plan antibactérien (dilution encore active à 1/16000 sur du streptocoque). Si les caractères organoleptiques (composition chimique) de l’huile essentielle sont importants, son mode d’extraction détermine l’utilisation diététique et énergétique de celle-ci. Nous retenons à l’instar du professeur Gattefossé et du célèbre docteur Valnet, l’extraction par distillation à la vapeur d’eau qui reste une méthode d’extraction entièrement naturelle et qui justifie l’utilisation des huiles essentielles dans l’aromathérapie et la diététique.

HUILES PEROXYDEES : les huiles végétales riches en acides gras essentiels polyinsaturés à longue chaîne et les huiles essentielles de pin peroxydées sont traditionnellement utilisées en diététique et en médecine depuis plus de 2000 ans, notamment en Inde, au Tibet et en Chine. L’oxygène actif en se fixant sur les radicaux libres des acides gras essentiels polyinsaturés oxyde l’huile qui se gorge d’oxygène. C’est le principe du beurre rance utilisé au Maghreb. Les travaux modernes et particulièrement ceux de Pierre Baranger, professeur à l’Ecole Polytechnique et à l’institut Pasteur, ont démontré l’intérêt thérapeutique de l’huile. En effet c’est grâce à la péroxydation que l’huile acquiert des vertus curatives. Ce phénomène peut être obtenu de façon naturelle par exposition de l’huile à l’air et à la lumière pendant un temps relativement long, c’est ce qu’on appelle banalement le rancissement. C’est ainsi que l’huile de chaulmoogra (plante de l’Inde) fabriquée et utilisée en Occident ne semblait pas avoir de propriétés thérapeutiques particulières, alors que fabriquée et utilisée en Inde cette huile avait des vertus curatives sur les lésions de la lèpre. Les observateurs occidentaux se sont alors rendus compte que les Hindous laissaient leurs jarres d’huile exposées au soleil provoquant ainsi une péroxydation naturelle. L’oxydation serait due à la fixation sur les cellules de lipoïdes d’oxygène atomique (O) et d’oxygène moléculaire (02). D’après Pierre Baranger c’est l’oxygène atomique qui conférerait à l’huile ses vertus thérapeutiques. L’hyperoxydation de l’huile est obtenue par un procédé simple et rigoureusement standardisé (passage d’oxygène à température constante sur une huile végétale) C’est aussi la technique des savants de la N.A.S.A. qui préparent des compléments nutritionnels huileux peroxydés pour les cosmonautes qui — comme chacun le sait — vivent en état d’apesanteur et d’hypoxie et souffrent par conséquent cruellement au niveau cellulaire, du manque d’oxygène. Les acides gras essentiels sont les constituants principaux des phospholipides des membranes cellulaires de toutes les cellules — sans exception — du corps humain. Par conséquent, les acides gras essentiels peroxydés sont la méthode la plus naturelle pour apporter de l’oxygène actif aux cellules. L’oxygène actif est décongestionnant, régénérateur, purifiant, détoxifiant et protecteur de la cellule.

 

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